October 18, 2026

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Sachets interdits, bouteilles partout : Conakry face au même problème

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Dans les rues de Conakry, le plastique n’a pas disparu. Il a simplement changé de forme. Depuis le 20 septembre 2026, plusieurs produits en plastique à usage unique sont interdits en Guinée, notamment les sachets destinés au conditionnement et à la vente d’eau. À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la pollution et préserver les ouvrages d’assainissement.

Mais quelques semaines après son entrée en vigueur, le constat dans plusieurs quartiers de la capitale soulève des interrogations. Dans les caniveaux, sur les trottoirs et aux abords des commerces, les déchets continuent de s’accumuler. Parmi eux, les bouteilles en plastique restent particulièrement visibles.

Pour certains habitants, le changement se remarque surtout dans la nature des déchets qui jonchent les rues.

« Avant, on voyait beaucoup de sachets d’eau dans les caniveaux. Maintenant, ce sont surtout les bouteilles qu’on retrouve. La ville reste quand même sale », témoigne Mamadou Camara, riverain à Bambéto.

Un constat partagé par Aïssatou Bah, habitante de Cosa.

« L’interdiction des sachets peut être une bonne chose pour l’environnement. Mais si les bouteilles que les gens utilisent aujourd’hui sont jetées aux mêmes endroits, est-ce qu’on a vraiment réglé le problème ? », s’interroge-t-elle.

Les bouteilles, nouvelles vedettes des déchets urbains

fonctionner », estime-t-elle.

Au-delà de l’interdiction, le défi de la salubrité

L’interdiction de certains plastiques à usage unique a amorcé un changement dans les habitudes de consommation. Les sachets d’eau visés par la mesure ne sont désormais plus censés être utilisés. Mais sur le terrain, les déchets continuent de raconter une autre histoire.

Les bouteilles en plastique restent très présentes dans les rues et les caniveaux, relançant le débat sur leur collecte, leur recyclage et la gestion globale des déchets urbains.

Pour les citoyens rencontrés, l’enjeu consiste désormais à aller au-delà du simple remplacement d’un emballage par un autre. Il s’agit de faire en sorte que les déchets, quelle que soit leur forme, ne finissent plus dans les espaces publics.

À Conakry, les caniveaux restent ainsi le révélateur d’un défi majeur : faire de l’interdiction des plastiques à usage unique un véritable levier d’assainissement, plutôt qu’un simple changement dans la nature des déchets.

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